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Bruxelles, 2013

 

Exposition  personnelle
MILAN

« Un fil suffit »

Studio Maria CILENA
Via Carlo Farina 6, du 18 avril - 24 mai


2013 "Un fil suffit"
Galerie Maria Cilena, Milan.

Expositions collectives, participations

PARIS   Salon du Livre, Art Space, avec la Galerie Alain Oudin , 2 mars

BRUXELLES   Off-Art Fair 2013, avec la Galerie Alain Oudin du 19 au 22 avril

NICE   « L’école de Nice 2013 »
Galerie Ferrero, (Dir. Guillaume Aral,) du 29 juin- septembre

ROYAN   « Collection du Centre d’Art Plastique », Voûtes du Port, 4 juillet- 30 septembre

 

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EDITIONS.

À paraître en mai 2013.
« Marcel Alocco, d’Eve à Pénélope », par Michael Rogosin, DVD 47 mn  2013

Marcel Alocco,
FLUXUS, EVENTS et MUSIQUE   (FLUXUS, EVENTS and MUSICS) (1964 – 1968)

suivi de textes de 1965 à 2012 concernant Fluxus
En préface  « Les débordements de Marcel Alocco »  par Michel Giroud
(Editions Galerie Alain Oudin et Performarts.)

 

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La mise en doute du tableau

Collection du MAMAC 15 septembre 2012 – 10 février 2013

Galerie des Ponchettes 77 quai des Etats-unis 06300 Nice
tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h - entrée libre

Marcel Alocco, -Louis Cane, -Louis Chacallis, -Max Charvolen, -Daniel Dezeuze, -Noël Dolla, -Simon Hantaï, -Vivien Isnard, -Christian Jaccard, -Serge Maccaferri, -Martin Miguel, -Bernard Pagès, -Patrick Saytour, -André Valensi, -Claude Viallat


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L’exposition internationale organisée pendant les Jeux Olympiques

par le Comité OFA avec la collaboration du Centro Italiano per le Arti e la Cultura

OLYMPIC FINE ARTS 2012

au BARBICAN CENTRE de Londres

Ouverture le 1er août 2012

 

Œuvre exposée : La Peinture en Patchwork, fragment 517 (230x140) 1991

 

EXPOSITIONS personnelles :

Galerie Alain Oudin
3 rue Martel, Paris 10e

Marcel Alocco
Détissés Blanc / Blanc

du 1er Mars au 28 avril 2012

( En parallèle exposition simultanée : William Xerra, « Dialogue absent »)


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Au Centre d’Art Contemporain LESCOMBES
(Eysines – Bordeaux)

« Alocco : 1962 – 2012, encore autrement »
juin / septembre 2012

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Parution de

"Fluxus Nice 1963-1968"
par Fleurice Würz
Texte en français
édité par A.Q. - Verlag (Saarbrüken RFA)

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« Le livre d’artiste, un objet d’art pas comme les autres »
SIX-FOUR-LES-PLAGES,
Centre Muséologique, Corniche de Solviou
De 18 novembre 2011 au 4 mars 2012



Marcel Alocco: "Post-Scriptum" (2011) et "Sourcières" (1974)


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Nice, nouvel « éloge de la folie. »
 En grec, Morías enkómion (Μωρ?ας ?γκ?μιον), en latin, Stultitiae laus

(Codicille à l’Ecole de Nice et à la notion d’Insignifiant)

Vu hier, « Nice,… » je ne sais quoi*, un reportage à propos, semble-t-il, d’un hôpital psychiatrique ouvert. J’ai loupé le générique.
Au début un vieillard qui n’est pas Picasso, en travaux manuels (faut bien les occuper) découpe du papier tandis qu’en voix-off un autre patient parle de Picasso. On ne saura jamais ce que ce malade découpe. Plus tard, un mec barre son petit bateau (a-t-il des pattes ?) ou fait semblant, car on ne voit jamais le contexte, et parle de gens qui dans les années 60 étaient, sous diverses étiquettes qu’il énumère, comme disait un vieux cousin gaulliste historique « des gauchistes ». Le même commande en nombre des tee-shirts. Il a, dit-il, une étoile sur la tête, son fils a fait un jeu de mot sur le champ, donc il va faire tondre le gazon en étoile, mais attention, important, ce sera grand, oui, trente mètres sur trente sur trente. Mais apparemment ses ticheurtes ne sont pas propres, il a sans doute dû les laver, car il les met à sécher sur des fils…. On ne verra jamais ce qu’ils vont devenir. Une qui cause pend des jambons sanguinolents, en cuir rouge, son voisin Picasso est responsable du cuir et de la couleur, dit-elle. Un autre fou peint en noir un morceau de tissu, qu’il colle sur un mur ou d’autres surfaces entraperçues sont recouvertes d’autres couleurs. Ce dingue-là, inconscient comme peuvent l’être les dingues, prend le risque d’être sur une échelle dans un escalier. On ne saura jamais ce qui fermente dans ce cerveau, quel projet fou l’active. Espérons que son psychiatre le surveille. Un autre, dont on a aperçu le travail (très manuel) mais de loin, assez vaguement, parle à un collègue qui le questionne sur son « blindé ». On n’en est plus ici à l’AK 47, dit usuellement kalachnikov. Un « blindé ». C’est pas dingue ça ? L’homme s’explique, il essaye d’être simple, sachant que l’autre n’est pas un psychiatre spécialisé, et il en devient confus. On voit les deux hommes, mais pas le fameux blindé en question. Il y a dans ce film beaucoup de paroles sur des objets absents. Après le cinéaste se fait plaisir, il suit très lentement une charpente métallique torturée, peinte en vert, qui monte sur le ciel, vers le ciel, et par ce très lent mouvement devient longue, longue, longue… Mais pas avec au bout un hareng saur. Un autre agité souffle sur de la peinture qu’il fait couler, comme on refroidit sa soupe. Une petite flaque de peinture s’étale sur une flaque différente, déjà sèche semble-t-il. On ne saura jamais quelle est sa lubie. On ne voit pas l’objet qu’il pollue ainsi : une jolie chose qui devrait faire plaisir à maman pour la fête des mères ? Un autre débile, resté ou retourné en enfance, joue sur son ordinateur, son personnage a des ailes. Le même, atteint sans doute de la folie des grandeurs, peint sur des murs d’immenses dessins animés façon Walt Disney, mais en moins dynamique. On voit des Pinocchio, mais je ne crois pas avoir vu des fées.  Deux malades assis, gentils, dissertent calmement. Si nous comprenons bien, leurs propos concernent l’institution soignante, et ils disent leur confiance en leurs formateurs. Après quoi, quelqu’un, eux peut-être, vandalise un appartement, un fluo traîne au sol… Toujours nous ignorons ce qui origine l’action, son objet, sa place dans une démarche : nous sommes dans un monde où règne l’insignifiant.
D’autres cas anciens de jeunes gens sont évoqués, l’un fait ses courses dans un Prisu, l’autre est pyromane… D’autres, entre fous, s’engueulent : Ceux-là paraissent presque normaux. Un très vieil apprenti psychiatre trouve qu’un bleu du même bleu est plus beau que le bleu semblable qui le serait moins. Sont très fous ces psychiatres.
Le cinéaste s’est discrètement limité aux cas les plus légers. Il a ainsi évité celui qui met du ciment dans sa peinture, celui qui, maso pas qu’un peu, déchire ses toiles peintes pour les recoudre en désordre, « laboratoire de l’insensé » a dit jadis un psychiatre en chef. « Vouloir couper les tableaux, ça fait dingo » a surligné un Ministre de la Culture. Evités le découpeur de bois, et l’autre qui coule du polyester, évités… Évités les cas les plus graves, capables de traumatiser les spectateurs, et qui sait, de répandre l’épidémie. Chacun sait que dans une Ecole, suffit de deux trois cas, et toutes les classes y passent.
Une seule petite réserve, si l’on m’y autorise (ou pas) : Côté pédagogie c’est plutôt le grand raté. Ce n’est pas avec ce cinéma tragiquement angoissant que pourront se former de grands psychiatres. Enfin, ce que j’en dis… Je ne suis ni prof, ni psy, ni critique. Juste un amateur d’idées.
Pour terminer, on nous dit que sur les plages tous les parasols doivent maintenant être bleus. Un fou supérieur a sans doute pensé que le bleu arrêtait mieux le soleil ?  Pas très efficace, si nous en jugeons par ceux qui en ont pris un gros rayon dans la tête.
Sont tous fous, ces niçois ?

Marcel Alocco
Nice le 30 novembre 2011

* Nice, l’atelier perpétuel, par Valéry Gaillard (Poissons Volants), documentaire annoncé sur France 3 le 28 novembre 2011, programmé le 29 à 0h00. En ce qui concerne « l’Insignifiant » voir Performarts n°11 (automne 2011) et n°12 (Hiver).

 

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