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Parution de
"Fluxus Nice 1963-1968"
par Fleurice Würz
Texte en français
édité par A.Q. - Verlag (Saarbrüken RFA)
***
« Le livre d’artiste, un objet d’art
pas comme les autres »
SIX-FOUR-LES-PLAGES,
Centre Muséologique, Corniche de Solviou
De 18 novembre 2011 au 4 mars 2012

Marcel Alocco: "Post-Scriptum" (2011) et "Sourcières" (1974)
****
Nice, nouvel « éloge de la folie. »
En grec, Morías enkómion (Μωρ?ας ?γκ?μιον), en
latin, Stultitiae laus
(Codicille à l’Ecole de Nice et à la notion d’Insignifiant)
Vu hier, « Nice,… » je ne sais
quoi*, un reportage à propos, semble-t-il, d’un hôpital
psychiatrique ouvert. J’ai loupé le générique.
Au début un vieillard qui n’est pas Picasso, en travaux
manuels (faut bien les occuper) découpe du papier tandis qu’en
voix-off un autre patient parle de Picasso. On ne saura jamais ce que
ce malade découpe. Plus tard, un mec barre son petit bateau (a-t-il
des pattes ?) ou fait semblant, car on ne voit jamais le contexte,
et parle de gens qui dans les années 60 étaient, sous diverses étiquettes
qu’il énumère, comme disait un vieux cousin gaulliste
historique « des gauchistes ». Le même commande
en nombre des tee-shirts. Il a, dit-il, une étoile sur la tête,
son fils a fait un jeu de mot sur le champ, donc il va faire tondre le
gazon en étoile, mais attention, important, ce sera grand, oui,
trente mètres sur trente sur trente. Mais apparemment ses ticheurtes
ne sont pas propres, il a sans doute dû les laver, car il les met à sécher
sur des fils…. On ne verra jamais ce qu’ils vont devenir.
Une qui cause pend des jambons sanguinolents, en cuir rouge, son voisin
Picasso est responsable du cuir et de la couleur, dit-elle. Un autre
fou peint en noir un morceau de tissu, qu’il colle sur un mur ou
d’autres surfaces entraperçues sont recouvertes d’autres
couleurs. Ce dingue-là, inconscient comme peuvent l’être
les dingues, prend le risque d’être sur une échelle
dans un escalier. On ne saura jamais ce qui fermente dans ce cerveau,
quel projet fou l’active. Espérons que son psychiatre le
surveille. Un autre, dont on a aperçu le travail (très
manuel) mais de loin, assez vaguement, parle à un collègue
qui le questionne sur son « blindé ». On
n’en est plus ici à l’AK 47, dit usuellement kalachnikov.
Un « blindé ». C’est pas dingue ça ?
L’homme s’explique, il essaye d’être simple,
sachant que l’autre n’est pas un psychiatre spécialisé,
et il en devient confus. On voit les deux hommes, mais pas le fameux
blindé en question. Il y a dans ce film beaucoup de paroles sur
des objets absents. Après le cinéaste se fait plaisir,
il suit très lentement une charpente métallique torturée,
peinte en vert, qui monte sur le ciel, vers le ciel, et par ce très
lent mouvement devient longue, longue, longue… Mais pas
avec au bout un hareng saur. Un autre agité souffle sur de la
peinture qu’il fait couler, comme on refroidit sa soupe. Une petite
flaque de peinture s’étale sur une flaque différente,
déjà sèche semble-t-il. On ne saura jamais quelle
est sa lubie. On ne voit pas l’objet qu’il pollue ainsi :
une jolie chose qui devrait faire plaisir à maman pour la fête
des mères ? Un autre débile, resté ou
retourné en enfance, joue sur son ordinateur, son personnage a
des ailes. Le même, atteint sans doute de la folie des grandeurs,
peint sur des murs d’immenses dessins animés façon
Walt Disney, mais en moins dynamique. On voit des Pinocchio, mais je
ne crois pas avoir vu des fées. Deux malades assis, gentils,
dissertent calmement. Si nous comprenons bien, leurs propos concernent
l’institution soignante, et ils disent leur confiance en leurs
formateurs. Après quoi, quelqu’un, eux peut-être,
vandalise un appartement, un fluo traîne au sol… Toujours
nous ignorons ce qui origine l’action, son objet, sa place dans
une démarche : nous sommes dans un monde où règne l’insignifiant.
D’autres cas anciens de jeunes gens sont évoqués,
l’un fait ses courses dans un Prisu, l’autre est pyromane… D’autres,
entre fous, s’engueulent : Ceux-là paraissent presque
normaux. Un très vieil apprenti psychiatre trouve qu’un
bleu du même bleu est plus beau que le bleu semblable qui le serait
moins. Sont très fous ces psychiatres.
Le cinéaste s’est discrètement limité aux
cas les plus légers. Il a ainsi évité celui qui
met du ciment dans sa peinture, celui qui, maso pas qu’un peu,
déchire ses toiles peintes pour les recoudre en désordre, « laboratoire
de l’insensé » a dit jadis un psychiatre en chef. « Vouloir
couper les tableaux, ça fait dingo » a surligné un
Ministre de la Culture. Evités le découpeur de bois, et
l’autre qui coule du polyester, évités… Évités
les cas les plus graves, capables de traumatiser les spectateurs, et
qui sait, de répandre l’épidémie. Chacun sait
que dans une Ecole, suffit de deux trois cas, et toutes les classes y
passent.
Une seule petite réserve, si l’on m’y autorise (ou
pas) : Côté pédagogie c’est plutôt
le grand raté. Ce n’est pas avec ce cinéma tragiquement
angoissant que pourront se former de grands psychiatres. Enfin, ce que
j’en dis… Je ne suis ni prof, ni psy, ni critique. Juste
un amateur d’idées.
Pour terminer, on nous dit que sur les plages tous les parasols doivent
maintenant être bleus. Un fou supérieur a sans doute pensé que
le bleu arrêtait mieux le soleil ? Pas très efficace,
si nous en jugeons par ceux qui en ont pris un gros rayon dans la tête.
Sont tous fous, ces niçois ?
Marcel Alocco
Nice le 30 novembre 2011
* Nice, l’atelier perpétuel, par Valéry
Gaillard (Poissons Volants), documentaire annoncé sur France 3
le 28 novembre 2011, programmé le 29 à 0h00. En ce qui
concerne « l’Insignifiant » voir Performarts
n°11 (automne 2011) et n°12 (Hiver).
*****
Participation avec ses livres pour :
Alin ANSEEW « Sourcières » (1974)
Michel BUTOR « Textile » (1989)
Régine LAURO « Maternité (2) » (1999)
Jean-Pierre CHARLES « Post-scriptum » (2011
PUBLICATIONS :
En diffusion à partir d’octobre 2011
Articles dans la magazine trimestriel Performarts (n° 11)
A paraître : Fin 2011, dans le
n° 69 de la revue Alliage un dossier Marcel Alocco

Printemps 2012
Nouvelle édition de
« Fluxus, Events et Musiques, 1964 à 1968 »
de M. Alocco
Principales expositions programmées :
Galerie Christian Depardieu, Collectif Hors les Murs #
2
Marcel Alocco, Elli Chrysidou, Alain Lestié, Christine Maillot,
Bernard Pourrière, Uffe Weiland, du 12 au 26 novembre 2011 sur
RdV 04 93 96 40 96
EXPOSITIONS personnelles :
Galerie Alain Oudin
( 3 rue Martel, Paris 10°)
Marcel Alocco
Détissés, Blanc / Blanc
1er Mars – 27 avril 2012
( En parallèle exposition simultanée : William Xerra, « Dialogue
absent »)
Au Centre d’Art Contemporain LESCOMBES
(Eysines – Bordeaux)
« Alocco : 1962 – 2012, encore
autrement »
juin / septembre 2012
Participation à :
Histoire de la performance sur la Côte d'Azur de
1951 à nos jours
Villa Arson Nice (Eté 2012)
Galerie 379, Avenue de la Libération, 54 000
NANCY
"arts textiles, textures et varia":
7 septembre – 29 octobre 2011
avec le concours de la Ville de Nancy et du FRAC Lorraine.
cycle 1
du 7 au 28 septembre
Vernissage le mercredi 7 septembre 18h30
Josep Grau Garriga - Marcel Alocco - Vincent Gagliardi
- Michel Kanter - Virginie Fuhrmann - 1 petite forme
de Maguy Soldevilla
+(vitrine petits formats de Silène Bohadana-Françoise
Chamagne et bijoux textiles d'artistes en pièces uniques.)
cycle 2 avec le concours de la Ville de Nancy
et du FRAC Lorraine.
du 1 au 29 octobre
Vernissage le samedi 1er octobre 18h
Marcel Alocco - Josep Grau Garriga - Dany Kowalsky -
Marie Jouglet - Françoise Chamagne – Sophie Chazal-
1petite forme de Maguy Soldevilla -
+(vitrine petits formats Michel Henné - MP Rinck
- Jocelyne Serre)
Quatre lieux d'exposition d'œuvres de Marcel Alocco
Dans le cadre de la participation à
"L'Art Contemporain et la Côte d'Azur, 1951- 2011"
§§§
LA PEINTURE AUTREMENT
du 26 juin au 7 novembre 2011
Musée National Fernand Léger - Biot
%%%%%%%%
Collective
Marcel Alocco, Jean-Pierre Giovanelli, Frédérique Nalbandian
du 24 juin au 30 juillet
Galerie Christian Depardieu/ Hors les murs
À la Librairie Quartier Latin
30 avenue Saint jean Baptiste
%%%
Présent aussi Villa Arson
Le temps de l'Action / Acte 1
Histoire de la Performance sur la Côte d'Azur
24 juin / 20 novembre 2011
%%%%%%%%%
Et toujours dans la salle
Ecole de Nice
au
Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain
(MAMAC) de Nice
***
À propos encore de l'Ecole
de Nice
De Marcel Alocco à Valérie Noriega
rédactrice en chef de " Art Côte d'Azur "
Suite à une alerte Google sur mon
nom concernant la récente Chronique 26, je me suis rendu sur votre site.
Il était question dans cet article, en rapport avec l'Ecole de Nice, de
Supports-Surfaces.
Je m'étonne d'y trouver mention d'un certain André Nouyrit dont nous n'avons
jamais vu les travaux, ni entendu ou lu le nom… jusqu'à le trouver tout
récemment dans l'article de Wikipedia… ce qui me paraît une référence
bien légère, surtout en constatant que cet artiste se dit lui-même (voir
son site) jusqu'en 1972-75 peintre figuratif influencé par Balthus : nous
sommes loin de ce que je préfère appeler " Peinture Critique " en terme
esthétique plutôt que des noms de groupes institutionnalisés. Après 1972,
dans toutes les écoles d'art, on pouvait trouver des élèves travaillant
en supports-surfaciens. Il me semble que parler l'histoire de l'art demande
un peu plus de recherches et que se faire l'écho de rumeurs n'est ni nécessaire
ni suffisant.
De même je m'étonne de lire " Le critique Jacques Lepage contribuera pour
beaucoup à l'élaboration des théories du groupe ". J. Lepage, qui n'était
pas du tout un " théoricien ", a certes assez vite soutenu deux ou trois
des artistes en question, mais plutôt en chroniqueur ou en les invitant
dans des expositions collectives. Les peintres qui se sont engagés dans
ces recherches n'avaient besoin de personne pour les orienter, la confrontation
des pratiques et leurs échanges devançaient de loin tous les discours
critiques. Seul Marcelin Pleynet a pu avant 1970 alimenter de façon constructives
nos réflexions par ses écrits ou dans des discussions. Claude Viallat
m'avait par exemple rapporté l'intéressante première rencontre qu'ils
avaient eue (fin 1968 me semble-t-il). À propos de Peinture Critique on
aurait pu citer un Ristori, qui travaillait en isolé des positions proches
de BMPT, ou le groupe Textruction (Duchêne, Mazeaufroid, Vachey, Badin,
Jassaud), plus préoccupé d'écriture.
Je voudrais ici attirer l'attention
de vos chroniqueurs sur deux livres qui éclairent cette période avec assez
de recul et de sérieux pour faire référence :
- " Les années Supports-Surfaces " de Marie-Hélène Grinfeder, Herscher
éditeur, Paris,1991
- " Supports/Surfaces " de Marie-Hélène Dampérat, tiré de la thèse de
doctorat d'Histoire de l'Art soutenue à l'Université Paris IV - Sorbonne
en juin 1997 et publié par les " Publications de l'Université de Saint-Étienne
" en 2000.
Il serait très utile d'écrire l'histoire de l'art dans notre région depuis
plus d'un demi-siècle, une " Histoire des avant-gardes sur la Côte d'Azur
1950-2000 " plutôt que de l'Ecole de Nice qui n'aurait pas de sens sans
son contexte. Mais ce ne pourrait être par son volume et sa complexité
qu'un travail collectif. Il se fait actuellement des recherches ponctuelles
: par exemple, à paraître bientôt, un " Fluxus à Nice de 1963 à 1968 "
mémoire soutenu à Aix-en-Provence en 2010 par Fleurice Würz.
Vous savez le rapide panorama qui se montrera cet été sur la Côte. Trop
rapidement élaboré sans doute, mais ce sera déjà un pas en avant et une
vitrine. Il y aura donc encore des occasions de parler de l'Art contemporain
à Nice.
Marcel Alocco
Nice, le 4 avril 2011
****
Parution le 14 octobre.
L'Ecole de Nice. Paroles d'artistes
14 interviews par FRANCK LECLERC
Introduction
de Françoise Armengaud, préface
de Rosemary O'Neill
Arman, Alocco, Ben, César, Chacallis,
Charvolen, Dolla, Farhi, J. Ferrero, Gilli, Klein, J.
Matarasso, Sosno, Venet.
Relié - 432 pages - VERLHAC
Editions
Signatures à la Librairie L.
MATARASSO
Rue Longchamp, à NICE
Le 29 octobre 2010
en présence de nombreux artistes
Signatures: (certains des artistes...)
26 novembre CEDAC Cimiez, Nice 18 h
2 décembre: Galerie Ferrero, Nice, 18 h à 22 h
*

2° Biennale Internationale d’Art Contemporain
Sabbioneta (Mantoue-Région Lombardie)
Palazzo Ducale
Du 4 septembre au 14 novembre 2010.
*
PUBLICATIONS
plusieurs articles de M. Alocco dans le magazine
PERFORMARTS n°9 (été 2010)
"RE-coNNAISSANCE"
"Doudou de Duchamp, (selon les Coccccodrilli, Marcel Duchamp et Fluxus)"
et
"(Brèves) de lecture"
************
150 ANS
REUNION DU COMTÉ DE NICE ET DE LA FRANCE
VU PAR LES
ARTISTES
du 11 juin au 9 juillet 2010
ESPACE A VENDRE, 17 rue Smolett 06300 NICE
************
Participations à
1960-2010,
50
ans de l'Ecole de Nice
Musée
Rétif
Vence
Du 8 juin au 18 décembre 2010
*********
ARCHIVES
Marcel ALOCCO
D'Eve aux
Demoiselles
du 11 mars au 3 Avril 2010

Adam
et les Demoiselles, travail en cours (Alocco 2009)
Galerie Depardieu
64 bd Risso 06300 NICE
tél. +33 0 497 12 12 99
www.galerie-depardieu.com
=====+++=====
Lettre ouverte à Jean Mas
en réponse à sa lettre ouverte à propos de L'ECOLE DE NICE
Nice, le 24 novembre 2009
Mon cher Jean,
Je viens de recevoir ta lettre « ouverte » à propos
de l’Ecole de Nice, et je m’étonne que cette
idée si simple et si magnifique, d’exposer la Tour Eiffel
dans la France profonde des campagnes provinciales à la vitesse
de 4 km/h durant trois ans, n’ait jamais germé dans le bureau
de l’un de nos brillants et nombreux ministres de la Culture. Projet
auquel l’autre ministre concerné (celui de l’AGRIculture)
ne pourrait qu’apporter sa part de subvention. Il y aurait peut-être
quelques problèmes pour atteindre Clermont ou Grenoble… mais
ce n’est que détails. Elle serait, en été dans
notre splendide soleil, du plus bel effet à Rauba-capeu, ou sur
la colline du Château. Nous ferions, comme d’habitude, du
choix du lieu une grande querelle bien couleur locale. Et puis, « Vive
l’Europe !» sacrebleu ! Ne nous limitons pas à nos
campagnes ! Il pourrait ensuite, pour valoriser et rentabiliser
l’initiative, être envisagés des prêts, à Londres
et à Milan – après quelques légers travaux
d’aménagement des tunnels sous la Manche et sous le Mont
Blanc. Nous pourrions après envisager Dubaï, et puis New
York, Tokyo… Il y aurait bien sûr au troisième étage
de la Tour une exposition Ecole de Nice.
Pour ce qui est de la modeste salle de l’Ecole de Nice au Mamac,
j’ai dès l’origine suggéré une porosité avec
l’ensemble de l’accrochage permanent. Il serait bien que
soient disposés en continu sur le même étage de part
et d’autre d’une salle centrale proprement niçoise,
des ensembles Fluxus, Nouveaux Réalistes, Peinture analytique
et critique… Mais l’architecture du musée (autre tas
de ferrailles) ayant sacrifié aux fantasmes des architectes
(ou au budget limité ?) a Kleiniennement laissé au
vide l’espace central, abandonnant ainsi des surfaces exactement équivalentes à celles
du Théâtre de Nice, ce qui a restreint considérablement
les possibilités de l’accrochage muséal. Nice pourrait-elle
réclamer que le Centre Pompidou monté sur roulettes nous
soit livré, vide, sur la place Masséna ? Le jardin
Albert 1er avec son arc de Venet ferait un parvis très convenable,
et autre avantage sur Paris, nous n’aurions pas besoin d’un
pot, même doré, nos plantes étant déjà en
pleine terre. Notre Beaubourg en serait mieux « développement
durable » qu’en la Capitale.
Pour ce qui est de l’exposition « A propos de Nice »,
programmée par Ponthus Hulten pour l’inauguration de Beaubourg
en 1977, je t’accorde qu’elle n’est pas référence
totalement satisfaisante. J’aurais arrêté l’Ecole
de Nice historique deux ou trois années plus tôt. Ce qui,
finalement, n’aurait pas changé grand-chose.
Nous pouvons rêver d’un vaste lieu où serait
mise en place une expo de l’Ecole de Nice enrichie de son contexte, œuvres
et documents concernant les artistes qui venaient à nous pour
un temps ou avec lesquels nous avions des liens de travail à cette époque
où l’ébullition était dans les ateliers plus
que dans les artifices des marchés.
En attendant, faisons avec ce que nous avons – avant qu’une
crue millénaire du Paillon n’emporte tous nos édifices
culturels dans la Baie des Anges. Je te sais gré qu’en toute
modestie tu ne réclames pas tout ce qui de l’étage
déborde de la salle Ecole de Nice afin d’y accrocher tes œuvres.
J’ai constaté en effet lors d’une visite, la présence
des « fonds de bouteilles » que tu signales, mais
surtout les absences de deux ou artistes dont les œuvres ont été retirées
de l’accrochage. Mais sans doute n’est-ce que provisoire :
j’ai eu la bonne surprise de retrouver le tondo aux paillettes
de Robert Malaval accroché dans la rétrospective que présentait
ces derniers mois le Musée d’Angers. Cette pièce,
l’exposition terminée reviendra donc à Nice, suivie
de celles de Martin Miguel et Serge Maccaferri, sans doute elles aussi
un temps exilées…
Pas de soucis, Jean Mas. Picasso disait à un ministre arrogant, « vous
ne serez plus ministre que je serai encore Picasso ». Les élus
et les institutions passeront inéluctablement, mais les oeuvres
de l’Ecole de Nice seront encore présentes, ici et ailleurs,
car nous ne travaillons pas, au moins les meilleurs d’entre nous,
pour « les touristes », mais pour tous ceux qui
essayent d’un peu comprendre le monde dans lequel ils vivent.
Avec mes amitiés, mon cher Jean Mas. Et mes amitiés à tous
les artistes et néanmoins copains avec lesquels nous nous sommes
un jours ou l’autre engueulé, c’est normal, mais toujours
avec sympathie… C’est Nice.
Marcel Alocco
***
Participation
1860-2010
150 ANS
REUNION DU COMTÉ DE NICE ET DE LA FRANCE
VU PAR LES
ARTISTES
du 11 juin au 9 juillet 2010
ESPACE A VENDRE, 17 rue Smolett 06300 NICE
***
Dans
le cadre de la "semaine du goût"
La Saeta propose
Balade
culinaire en musique
D'après La Promenade niçoise de Marcel Alocco
Ed. de l'Ormaie
Avec
Paul Laurent, Sophie de Montgolfier,
Emma Laurent et Jean-Louis Ruf-Costanzo

Marcel
Alocco - Eve sur Châssis (1998)
La
lecture sera suivie d'une dégustation niçoise en présence de l'Auteur
Entrée
libre
Espace Associations
Garibaldi
Vendredi 16 octobre à 19h
12 ter Place Garibaldi - 06300 NICE -
Renseignements et Réservations 04 92 17 37 68
*******
EXPOSITION
à
ANGERS
25
septembre 2009
ArtSpace
3 rue de
la Harpe - 49100 Angers
"Alocco"
de
Eve à Pénélope
(Tissages/
Détissages)



*****
Publication
PAROLES EN TRAVAIL
Marcel Alocco
entretiens avec
Alain Freixe, Martin Miguel, Georges Brecht et Ben (Vautier), Raphaël Monticelli
collection Geste Gratuit
Editions Performarts
***********
Plusieurs crocodiles dans mon marigot ?
texte publié dans Basilic, (amis de l'Amourier) n°31, décembre 2008.
(exposition "Imago 2" des "Coccodrilli" 27 mars au 29 mai 2009
Collège Port Lympia, Nice)
***
EXPOSITIONS
:
programmées: Collective
"J'ai vécu le temps des merveilles"
Georges Tabaraud et ses amis artistes
Médiathèque de Contes
28 mai – 25 Juillet 2009

***
Collective
Participation:
BASE' ART FREJUS
5 – 6 – 7 JUIN 2009
Marcel ALOCCO (Galerie C. Depardieu)
Stand : "Le Lis de Provence" Encadrement

*******
Collective
MACA MUSEE D'ART CONTEMPORAIN
ACRI (Ca) Italie
5 juillet - 20 septembre 2009
Exposition
ASSISES
PUBLICATIONS récentes
La Diane Française
Mes enfances
Sérigraphies de Marcel Alocco
textes de Raphaël Monticelli et Marcel Alocco
Collection l'Art au Carré
Et
Poèmes du siècle
XXI
Estampes de Michèle Brondello
Textes de M.Alocco
Collection Musée de Poche
à La Galerie QVADRIGE
14, avenue Pauliani 06000 Nice
tél/Fax 04 93 87 74 40
du mardi au samedi
de 15h à 19h et sur rendez-vous



Raphaël Monticelli, Max Charvolen, Martin Miguel, Marcel Alocco
le 4 décembre 2008, Galerie Qvadrige. (Ph. A. Amiel)
***
VIENT de PARAÎTRE :
Mars 2009
PAROLES EN TRAVAIL
Marcel Alocco
entretiens avec
Alain Freixe, Martin Miguel, Georges Brecht et Ben (Vautier), Raphaël Monticelli
collection Geste Gratuit
Editions Performarts
signature,
le 18 avril, à partir de 17 heures
Galerie Christian Depardieu
64, bld Risso 06300 NICE
***
Participations au I. PerformArts (février 2009)
Entretiens de M.Alocco avec G.Brecht et Ben (1965) avec Ben (2008)
textes à propos
de Arman (Christine Siméone) de J.P Pincemin (Marilyne
Desbiolles) de Martin Miguel et de William Xerra, de l'Ecole de Nice,
de Acclimatation à la VIlla Arson, du Festival de
Mouans-Sartoux...etc...
***
Plusieurs crocodiles dans mon marigot ?
texte publié dans Basilic, (amis de l'Amourier) n°31, décembre 2008.
(exposition "Imago 2" des "Coccodrilli" 27 mars au 29 mai 2009
Collège Port Lympia, Nice)
Conférence
Participations
+ 20 mars 2009:
Mars aux Musées
Théâtre de la Photo, à Nice, dans le cadre de l'exposition Jean Ferrero
intervention débat avec Ben, Marcel Alocco, Jean Mas, Géraldine Bloch
à propos des documents filmés, par J. Ferrero
sur la création de
"La Table" le 16 mars 1966 ( Fluxus)
***
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